Marc est né à Saint-Remy, à l'entrée de Chalon sur Saône, dans la Saône et Loire, le 26 septembre 1968. Sa mère Nicole est née à Chalon sur Saône, le xx décembre 1948, et son père René, né à Nice, le 6 janvier 1948.
Il n'a que x mois et ses parents décident de descendre vivre sur la Riviera. Ils débarquent le xx xxxxxxxxxx 196x, chez les parents de son papa, Joseph et Dina, à Saint-André de Nice. Ils logent dans un logement appartenant à la tante Rosa, rue xxxxxxxxxxxxxxxx, à Nice. Son père travaille dans un atelier de xxxxxxxxxx pour Monsieur xxxxxxxxxxxxxxxx, et sa mère, qui était au service de la famille de ce même patron quand ils se sont rencontrés, s'occupe du bébé.
En 1969, ils déménagent pour Juan les pins, dans un appartement que René vient d'acheter, quartier Bijou-Plage. Marc grandit tranquillement, c'est un petit garçon sage et agréable. Dans les 3 blocs d'immeubles, il y a une bonne douzaine d'enfants du même âge. Ensemble, ils vont faire les 400 coups. Marc n'est pas un fan de l'école, il est sans histoire mais préfère, de loin, faire le mur pour aller à la pêche, draguer les filles, ou retrouver les copains pour faire les cons en mobylette. Ils adorent traîner à Juan, jouer au foot sur la plage, faire les beaux vers la pinède ou tirer les poubelles dans tout le cap d'Antibes. Il n'est pas le dernier à aimer sa vie de gosse libre et heureux, avec la " bande du Bijou " Jean-Paul, Didier, Eric, Philippe, Bernard, Olivier, Karim, Thierry et les " invités " Jean-Fred, Franck, pourtant ennemis parce qu'il est de la " bande du Pont Du lys ", plus tard Roby. Entre les bagarres et les boom, il ne restait plus beaucoup d'énergie pour étudier ! Il est à l'école de la Tramontane et est " transféré " à la Rostagne à xx ans. Il est apprécié de ses profs pour son sourire enjôleur, mais ne fait pas ses devoirs, trafique ses notes sur son carnet scolaire ; quand son père s'en aperçoit, ça chauffe : il lui déchire ses albums Panini ! c'est la pire des punitions pour Marc, car le foot, c'est son dada.
Il adore le sport, il aurait les meilleures notes, serait le premier de la classe dans cette matière si elle était reconnue par l'éducation nationale. Il maîtrise tous les classements nationaux et internationaux de tous les sports. Il connaît tous les résultats de tous les championnats de foot, il passe du cyclisme, à l'athlétisme, en passant par le judo, le ski et la formule 1…

Il fait aussi du sport, du vrai : du foot, du ski et du judo. Il débute tard au judo, à 10 ans, au Judo Club Azuréen d'Antibes, il est ceinture noire à juste 19 ans ! c'est un bon élève, il apprend à se contenir, à canaliser son énergie, devient plus zen !
Au foot, il est arrière-gauche dans l'équipe de juniors de juan les pins, à 14 ans ; mais il n'aime que les matches et " sèche " les entraînements du soir et son coach le punit en le laissant de plus en plus souvent sur le banc de touche, presque un dimanche sur deux. Alors vexé et têtu, au bord de la pelouse, il fume cigarette sur cigarette, en le narguant, mais c'est l'engrenage et il finit par ne plus jouer. Il laisse tomber le foot à 17 ans, senior. Bien sûr, il continue à regarder les matchs assidûment à la télé.
Il fait du ski dès 8 ans, avec le ski-club d'Antibes, de " la Hutte " à Auron, tous les mercredis. Il s'inscrit dans un Slalom géant et hop ! il remporte la Flèche d'Argent. Il poursuit avec un Slalom spécial et voilà : un Chamois d'argent ! Il accumule les coupes et gagne le ski d'Argent à 16 ans. On peut dire que quand il veut, il peut !
C'est un vrai champion complet et titré ! Il maîtrise les techniques, il a la volonté… et la glisse, les bosses, les " gamelles " c'est bien plus grisant qu'une rédaction ou des maths ! et autant il connaît la carrière de tous les champions, qu'il ignore les personnages et les dates de l'histoire de France… c'est ce qu'on appelle la mémoire sélective ! il n'a pas besoin d'apprendre par cœur, comme des leçons, pour retenir la composition de telle ou telle équipe (du nombre de buts, au palmarès global, des salaires aux mensurations), il ingurgite avec une telle facilité qu'il en épate plus d'un et il désarçonne les plus " balèzes " et se permet même de corriger les erreurs des présentateurs télé sans hésiter et sûr de lui. Il gagne tous les paris ! C'est sa prof de français qui serait étonnée de voir, comme il sait lire et apprend vite… quand ça l'intéresse ! C'est une passion, une aptitude exacerbée, une sorte de don.
Il transmet ce goût pour les sports à son petit frère, Sébastien, qui a 8 ans de moins, pas du tout le même caractère, ni tempérament physique, mais la même aisance sur les pistes et une sacrée rage sur les tatamis. Ensemble, ils vont en remplir des albums, ils vont en faire des collections de magazines et journaux sportifs.
A chaque vacances d'été, il monte en Saône et Loire, avec ses parents, et rejoint son meilleur ami Franck dit " Bouli " qui est un dingue de moto. Il est le fils du garagiste du village d'à coté. Ensemble, ils vont rendre fous tous les gendarmes du canton ! Entre deux fêtes d'été et boom improvisées, ils traînent en 2 ou 4 roues ! En revenant de la piscine municipale, Franck pilotant la moto de Marc derrière, une Suzuki 50 ER 21, et tirant une minette sur son vélo (que bouli voulait se faire !) dans la montée, ils lui donnent l'élan, tant est si bien que dans la descente, elle finit par les rattraper (à fond !), percute la roue arrière de leur moto et vole sur 6 mètres ! Tous les trois se retrouvent au sol ! Et re les gendarmes ! les mêmes qui avaient arrêté les deux " routards " trois jours auparavant, sans casque. Alors, pour un temps, ils empruntent des voitures sans permis Gateau et Ligier, pour faire la course et des travers dans tout le village. Ils veulent " les verser sur le toit " !!!!!!!!!!!!

Il a redoublé 3 fois la cinquième et doit quitter l'école traditionnelle à 14 ans. Son père n'a pas baissé les bras, il l'envoie à l'école de Don Bosco, à Nice, pour " apprendre un métier ". Marc a choisi l'imprimerie , il y reste 3 ans et en ressort avec un CAP de " compositeur-monteur ". A peine diplômé, il est embauché comme maquettiste à " Cannes Copo-Center ".

A 18 ans, il quitte ses parents pour vivre, au rez-de-chaussée du bloc D, avec Angela, une femme divorcée, de 32 ans, avec ses enfants (xxxxxxxxxxxxx de xx ans, Nathalie xx ans et Nicolas xx ans), contre l'approbation de ses parents, au 3ème du Bloc B. Qu'il fréquente, cette femme plus âgée que lui et mère de 3 enfants, traînant un mariage compliqué et bruyant, passait déjà mal aux yeux de la famille, mais qu'il s'installe avec elle et assume une famille qui n'est pas la sienne, à son âge, ne passe pas. C'est difficile, pour tous parents, d'envisager un tel avenir pour un jeune garçon, beau et plein de vie, au sortir de l'adolescence. Mais Marc s'en fout. Fâchés, ils ne se parlent plus pendant des mois. Mais le temps lui donnera raison, car sa mère et sa concubine (de même niveau social et intellectuel, d'un look très proche et quasiment de la même génération) deviendront inséparables. Les voisins sourient et les inconnus les prennent pour des sœurs. Elles ont toutes deux le même genre de coiffure, le même maquillage, le même look… et les mêmes chiens, des Yorkshires, celle de Nicole, Yacinthe est la fille de celle d'Angela, Douchka. Puis, pour ne perdre définitivement leur fils aîné, le reste de la famille finit par accepter régulièrement Angela et les enfants à la maison et ils les accueillent en vacances, dans la Saône et Loire, chez les parents de Nicole.

A cette époque, Marc a une 205 Rallye, dont il fait personnaliser la peinture. Il aime faire des courses dans le cap d'Antibes, il est fier de sa conduite rapide, il se vante de faire Juan-les-pins / Isola 2000 en 1 heure, montre en main. Il voit de moins en moins ses copains de toujours, sauf pour le ski et les grands événements.

A plus de 19 ans, il est appelé sous les drapeaux. Il est brigadier, classe 8804 dans l'artillerie. Il est conducteur SPL, à Draguignan. Il y va en moto (une Yamaha 600 FZ Sport). Le premier jour, un rigolo proche de la quille, veut imposer les corvées de chambrée au " bleu " qui arrive à peine dans ses quartiers. Marc qui est déjà énervé après son passage chez le coiffeur ( ! ) n'est pas en phase pour se laisser faire et c'est la bagarre… et " le mitard " pour 15 jours. Ca commence bien ! mais quand il sort du " trou "

A 21 ans, il devient Conducteur Typo Imprimerie BAT, pendant un an et le xx xxxxxxxx 1988, il est débauché par Philippe, jeune patron d'une imprimerie à Mougins.

En 1994, il déménage pour aller vivre chez Christine, la secrétaire de son patron, à l'imprimerie. Ils habitent à Golfe-Juan, Christine n'a rien à voir avec la précédente, elle est bien plus évoluée intellectuellement, elle gagne bien sa vie, et elle est très adroite de ses mains (fort grande d'ailleurs, impressionnantes, même !) elle tricote, coud, crochète, fait des confitures, du vin d'orange… une perle, mais elle a un sale caractère et n'est pas très souriante et plaisante, elle se plaint toujours, a toujours mal quelque part, bref, elle est dure et beaucoup plus mature que son compagnon. Et pour Marc, le comble, c'est le chien " Arthus ", un berger des Pyrénées envahissant, pour qui Christine a un amour sans mesure, que Marc ne supporte pas et qui le lui rend bien. Marc est à la fois jaloux et décontenancé, il se défoule avec sa nouvelle voiture, une Clio 16S, bleu nuit, et squatte de plus en plus chez ses parents.
En plus, Christine lui casse sa voiture, dans un virage verglacé en allant en vacances à l'Alpes d'Huez. En plus, elle se moque des dégâts sur sa belle voiture, ils se disputent tout le temps, soit à propos d'Arthus, soit de la Clio ! Contre cette solitaire endurcie, trop rigide et " vieille " il ne peut plus lutter, ne veut plus : il les quitte, soulagé, en octobre 1994.

Il retourne alors co-habiter dans sa chambre d'enfant, avec son frère cadet. Ils vont se faire des cures de foot à la télé et des fourres de bonbons et gâteaux, le soir dans leur chambre de garçons.
Marc va revivre la vie de célibataire de sa jeunesse trop vite " rangée ", les week-ends au ski, la pêche, les matchs de volley improvisés sur les plages de Juan, les sorties en boite de nuit (alcool, filles d'un soir, bagarres, records de vitesse en moto, sans casque, enivré au petit matin sur la route du bord de mer…bravo !) avec les anciens copains, les copains de toujours, célibataires ou largués depuis peu.

C'est un cœur à prendre, et il rougit et sourit comme un gamin à celle qui deviendra la mère de son fils, Nathalie. Il fait, chaque semaine au Tabac Loto " le Chiquito ", son loto-sportif et se fait littéralement draguer par la fille des patrons qui a craqué sur son sourire tendre et ses fesses rebondies. En plus, il est souvent en survêtement, en jean, et il a une jolie voiture française, sportive et toujours très propre, elle tombe dans le panneau. Elle attend avec impatience les championnats de foot, guette une voiture dont les chromes brillent, garée en double-file. Il sait que le cœur de la "buraliste" bât pour lui, tous les xxxxxxxxxxx soirs vers 19 heures, elle lui fait du rentre dedans à sa façon : elle lui propose son aide pour remplir les bulletins. Tu parles, il est spécialiste et elle n'y comprend rien, mais il est gentil, il fait semblant d'écouter ses conseils et sourit toujours timidement, mais sûrement. La terrasse du bar est devenue le QG de Marc et ses copains, et pendant des semaines et des semaines, ils vont s'échanger des sourires, des regards doux et envieux. Elle le provoque en sortant avec un garçon du quartier, qui, présent aussi tous les dimanches matin, voit bien le manège et comprend bien avant eux, que c'est le début d'une grande histoire d'amour.
Marc prend sa place dans la vie de Nathalie, un dimanche de pâques, le 17 avril 1995, il propose à celle qu'il veut rien que pour lui, de le rejoindre chez lui, dès la fermeture du Bar-Tabac. Elle s'y rend en vélo et il l'embarque dans sa voiture vers le Var. Il lui confie le volant, et ils s'arrêtent dans l'Estérel, après le Trayas, au bord des falaises, face à cette jolie maison en pierre, avec une tour ronde. Marc donne la main à Nathalie pour l'aider à descendre vers la mer, il lui cueille des fleurs sauvages et elle lui vole un baiser.
Le samedi suivant, en plein moment de " jus " au bar-tabac, alors qu'elle s'approche vers les résultats du PMU, il lui souffle à l'oreille " je t'aime ". Elle n'en revient pas, elle ne sait plus ce qu'elle cherchait sur les listes, ni qui lui a posé la question, et quelle question. Elle est étonnée et attendrie. Marc lui est assez fier de son courage et de son effet. Deux semaines après, il aménage chez sa bien-aimée, prend vite ses marques.
Dès l'été, il lui réclame un enfant. Elle arrête la pilule à la mi-août. Et, c'est juste avant Noël que Marc plante la bonne graine.

En mars, Marc, veut voler de ses propres ailes, professionnellement, il décide de se mettre à son compte. Nathalie s'occupe de trouver un local, des paperasses. Elle se porte même caution de son compagnon, afin qu'il puisse obtenir un prêt pour acheter les machines nécessaires à l'imprimerie et financer les aménagements, après le refus catégorique de leurs parents respectifs. L'oncle et la tante de Marc, eux, acceptent, mais le banquier, inquiet et professionnel étudie le risque et le délais expire, la banque n'a pas validé leur caution. Mais le coeur y était, et ils ne l'oublieront pas de sitôt.

Ce sont les copains d'enfance de Marc qui s'occupent des travaux. Didier est le plombier, l'électricien le menuisier, le maçon, il y a son beau-frère Philippe dit " Formule 1 " et Roby qui est carreleur. Si tous ont un métier et une vie privée stables, Roby, qui est un excellent mosaïste, connaît des problèmes avec l'alcool et la drogue depuis quelques années. Jean-paul, dit " Z'oreilles ", le plus cool de la bande, réparateur d'ascenseur chez Otis depuis 10 ans, passant ses journées sur son scooter ou devant un café par-ci par-là (quand il n'est pas à la plage !) fait le coursier, le ravitailleur (cigarettes, sandwich et bières…) à tous moments de la journée, mais ne tarde pas trop sur le chantier, on ne sait jamais … !

En mai, l'imprimerie " Stabil'Offset " donne ses premiers tours de rouleaux. Marc s'occupe des machines et de trouver des commandes, Nathalie, de la comptabilité et des paperasses.

Le 13 septembre 1996, Marc devient père. Il assiste à l'accouchement, filme, prend des photos, n'en perd pas une miette. Il est épaté et épatant. Il coupe, fébrile et fier, le cordon ombilical. Il est heureux, ne lâche pas sa progéniture des yeux et manque de flanquer une rouste à la sage femme qui a mis la petite fessée habituelle au nouveau-né. Celle qui pèse, mesure et lave son enfant se fait remonter les bretelles parce qu'elle lui paraît trop brutale. Il fête son fils avec ses copains, au Chiquito avec ses beaux-parents et les clients pendant toute la semaine qui suit la naissance. Et après plusieurs litre de champagne, il est temps pour lui de ramener sa petite famille à la maison, car il sait qu'une nouvelle vie commence.
André, le père de Nathalie donne à Marc une 205 XAD pour le travail et une SAAB 9000 Turbo pour les promenades du week-end et la sécurité de son petit-fils.
La jeune maman n'a pas autant le temps qu'elle l'espère pour s'occuper de son bébé et de l'imprimerie. D'autant qu'il faut surveiller de près les comptes de Marc, qui n'en fait qu'à sa tête : il confond " encaissement en espèce " et... " argent de poche ". En plus, la machine Offset, une GTO 46 ne fonctionne pas bien (depuis le début), il faut sous-traiter et la trésorerie est débitrice. Ses anciens collègues qui devaient travailler en VRP avec lui, lui faussent compagnie, les clients qui devaient faire des commandes n'ont pas tenu leurs promesses. Les frais fixes sont trop importants pour une si petite affaire. Les agios étranglent les comptes et, malgré les prêts conséquents et consécutifs de la grand-mère de Nathalie, le comptable tire la sonnette d'alarme. Il vend sa voiture, mais c'est bien insuffisant. Il faut arrêter, c'est impossible à redresser, même en renflouant le déficit, le chiffre d'affaire est trop bas, les marges faibles, le bénéfice inexistant. C'est la fin. Le 12 décembre 1997 au Tribunal d'Instance d'Antibes.

Marc traverse une période de vide. Il crée un potager : tomates de toutes sortes, courgettes, poivrons, salades…

Le 19 mai 1998, il est embauché, comme chauffeur-livreur, chez " Mauro ", le brasseur n°1 du département. Il travaille du mardi au samedi, dès 4 heures du matin. Il commence par compléter le secteur de Cannes, puis en remplacement à Monaco et il est enfin muté sur Nice pour un parcours propre à lui seul. Il est apprécié de sa clientèle, de son représentant et de ces supérieurs, mais la vie de famille est perturbée à cause de ce décalage d'horaire et la fatigue s'en ressent, et il se plaint souvent de maux de dos.

Il laisse ce travail usant, pour rejoindre un copain chez " Nicoletti ", il est embauché le xx xxxxxxxxxxx 2000 en tant que conducteur de travaux, il commence à 7 h 30 du matin du lundi au vendredi, à Nice. Mais, moins d'un mois après son entrée, le xxxxxxxxxxxxxx lui fait une sorte de chantage : " soit, tu prends les clefs du camion et tu accepte un déplacement de 3 mois à Perpignan, soit tu refuses et ton mois d'essai s'arrête maintenant ".
Bien sûr, il avait vu sur son contrat, qu'il pouvait être amené à faire des déplacement, mais Armand lui avait assuré que ce n'était jamais plus d'une semaine et au plus loin à Aix en Provence (suffisamment près pour rentrer tous les soirs chez soi) et maintenant qu'il a démissionné de son travail de livreur, il est coincé, il n'a pas le choix. Il part deux semaines consécutives, Anthony, son fils en est très perturbé, il pleure beaucoup et rend sa maman dingue (elle le fait savoir à Marc aussi souvent que possible, pour qu'il participe !). Ensuite, Marc rentre tous les vendredi dans la nuit pour repartir dans la nuit de dimanche.

Il devient plus proche de son copain Jean-Luc, qui habite dans le même immeuble que ses parents. Avec sa femme, Sophie, et sa fillette de 9 ans, Marine, ils viennent souvent à la maison, pour des barbecue. Marc et Nathalie réquisitionnent souvent le très bon bricoleur qu'il est. Et les enfants s'entendent bien. Marine reste à dormir quelques fois le samedi soir, avec Anthony.

En juin 2001, Marc rentre de son potager, plus modeste d'années en années, lit machinalement les petites annonces, sous la pression inquiète de son beau-père désolé que son gendre s'use dans des boulots durs alors qu'il a un métier en main, et de sa femme qui aspire à la vie de famille tranquille qu'elle n'a pas connu enfant. Il découvre alors que son ancien patron, Philippe Bosshard, cherche un conducteur offset, pour l'imprimerie. Il l'appelle et le rencontre dès le lendemain. Le temps de faire sa lettre de démission et de finir son mois, le 1er juin, il renoue avec son métier (le souhait à peine caché de son beau-père qui trouvait fort dommage de conduire des camions à l'aube, charger des poids, alors qu'il a un " vrai métier ")
Il passe ses week-ends en majorité devant la télé, ou à la pêche, à la chasse aux champignons. Le dimanche matin, il va chercher le journal et les croissants. Il ballade sa petite famille dans les grandes surfaces.

Petite vie tranquille et simple, mais privilégiée. Il habite dans une belle villa, avec un grand jardin, une vue splendide et il peut faire ce qu'il veut. Il ne fait rien à la maison, il a laissé s'accumuler pas mal de bricolage et de "bordel"autour de la maison. Sa femme lui répète (en gueulant !) sans arrêt de ranger, de s'occuper des petits travaux et André, son beau-père, est très mécontent car bien qu'il aime beaucoup son gendre, il est extrèmement déçu par son attitude imature, irresponsable et presque provocatrice.
Marc passe pour un profiteur.
C'est légitime de la part d'André d'être inquiet pour l'avenir de sa fille et de son petit-fils ; c'est lui qui supporte tous les frais de leur ménage : Marc et Nathalie ne payent pas le loyer, les charges, les voitures, les assurances, les entretiens, les travaux, les vacances.... De tout cela, offert généreusement à un inconnu devenu le père de son petit-fils, il n'est pas très récompensé. Marc n'est pas très reconnaissant et en plus, ne fait aucun effort pour entretenir ses privilèges !
A sa déserve, on peut dire qu'il n'a pas reçu une éducation strictement basée sur les principes moraux du bien et du mal, du goût de l'effort, de l'ambition, du travail honnête sans demi-mesure (bien que son père soit un parfait manuel et sa mère une excellente cuisinière), il n'a pas des parents très ambitieux travailleurs mais raisonnablement ; c'est pour tout cela que Marc est du genre main tendue paume vers le ciel, s'il admire autant André c'est qu'il représente un modèle de réussite par la persévérance et le courage et un exemple de bon sens. Mais cela ne le motive pas plus à prendre exemple ! Marc n'est pas un fainéant mais il est trop immature. Il se laisse aller, ce n'est pas un acharné, il n'a pas de projet de vie.


En janvier 2002, il s'achète un Artaban 410, pour aller à la pêche, sa passion. Son frère en veut la moitié. Avec lui et Jean-Luc, ils ont fait de bonnes pêches en novembre, lorsque l'élevage de loups s'est répandu entre le Cannes et le Cap d'Antibes. Ils ont sorti leur vieille barque orange, mais savent qu'ils auraient fait mieux avec un vrai bateau.

L'actualité sportive, le ski et la pêche sont les sujets incontournables des deux frères et d'ailleurs leurs seuls points communs. Marc, l'aîné est du signe de la Balance, son cadet est du signe de la Vierge, mais tout les diffère.
Même à l'extérieur rien ne les rapproche, tout les dissocie, car autant Marc se moque de son allure et n'hésite pas à se salir les mains, que Sébastien soigne son look et a des mains toujours très propres et douces (il met de la crême !) Le petit frère ne bricole jamais, ne fait pas de jardinage, pas la cuisine, du ménage, du rangement (bien qu'il soit loin d'être bordelique comme son ainé, il est plutôt maniaque), de la mécanique et perd toutes occasions de donner un coup de main ! au sortir de son adolescence, il fait bonne impression car il est toujours impeccable, mais il est très fermé, quasiment sauvage lorsqu'il ne controle pas sa timidité, parfois à la limite de l'impolitesse et proche de la froideur. Dans l'intimité, plutôt râleur, très égocentrique, hyper radin... Mais il a fait énormément de progrès, il a muri, il est devenu plutôt agréable et joyeux... c'est l'amour ! Il est très mature et sérieux. Il mène son petit chemin, strictement et sûrement ! Il a la tête sur les épaules. Il est moins introverti mais demeure un anxieux.
Pour Marc, les apparances ne comptent pas, surtout quand elles sont trompeuses
, lui, c'est l'inverse : du goût des siens, trop négligé, pas souvent rasé de près, ni bien propre, rien ne le gène. Il ne fait pas les boutiques de fringues à la mode, porte les mêmes survêtements à petits prix depuis 10 ans et choisi des baskets de bas de gamme ou prorte celles que son petit frère lui donne lorsqu'il n'en veut plus. Il n'est pas une fashion victim, son "smoking du dimanche" c'est un jean ou un pantalon de toile, une chemise en jean ou en coton, sans logo de marque, ultra rarement une cravate, si c'est vraiment obligatoire ! il dit toujours : "celui qu'est pas content, n'a qu'à pas me regarder, moi j'men bas les c.......!"

Marc ne cherche pas à épater la gallerie, par des pseudo signes extérieurs de richesse qui peuvent cacher souvent une grande misère intérieure. Il est plutôt négligé. Mais, il est ouvert aux autres, généreux, simple, honnête, travailleur, toujours souriant et sincèrement accueillant, très serviable... populaire.
On peut rajouter naïf et trop bon envers certains et contradictoirement laxiste, indécis, menteur... envers sa femme et sa belle famille.
C'est vrai qu'il n'est jamais persévérant, pas assez ambitieux, fuit trop les responsabilités importantes et ne s'implique pas souvent dans son foyer.
Mais, on peut comprendre son manque de tenacité, d'implication : il n'a pas d'objectif de grande envergure, ni même de ligne de conduite comme un bon père de famille, il ne connait pas le respect, la morale, il s'en moque, les principes, c'est pas pour lui... Isolé dès la naissance de son cadet, il a pratiqué la vie sans la théorie. D'ailleurs Nathalie (Capricorne inlassablement en quête de vérité et de justice) conçoit mal la différence que font les parents de Marc et Sébastien entre leurs deux enfants et qui affaibli Marc encore plus ; elle trouve ce choix malsain et injuste, il est préfèrable de mépriser cette affaire de famille aussi abjecte qu'immorale, en attendant que les erreurs soient réparées. Elle n'est pas concernée bien qu'elle compense, par l'intermédiaire de sa famille, la part enlevée à Marc, tant financièrement qu'en présence.
Cela lui fait de la peine, bien que cela n'excuse rien au comportement de Marc dans son foyer.
Pourquoi tenter d'analyser le comportement de ses parents, après tout il ne dessert qu'eux ! ils le paieront bien un jour (et c'est déjà commencé depuis la dépression de René... c'est l'enchainement des soucis... !)
Le pire dans cette attitude déplorable, c'est qu'il n'est même pas question d'amour : bien que Marc soit "un accident", conçu avant le mariage...
ou de
principe : bien que Marc soit "parti" depuis plus longtemps.
ni de raison qui n'y trouve pas de place non plus : Marc n'a pas été cet enfant nerveux et capricieux, fatigant, difficilement satisfaisable, de santé fragilisée, trop d'imprudent et maladroit (les deux le sont !), égoïste, forte tête qu'a été son petit frère. Ses parents le disent assez souvent. Marc a été facile, sage.
Mais un enfant facile ou difficile ne change rien à la fibre maternelle ou paternelle. Marc n'est peut-être pas aussi attachant. C'est ainsi, c'est tout !
Et le petit frère a manqué d'être paralisé, en pleine adolescence, à la suite d'une bagarre. Ils ont eu si peur que les liens se sont encore plus resserrés.
Marc est blessé du fait que son petit frère soit encore et toujours plus efficacement assisté et aidé, à l'encontre des principes de base de l'éducation, de l'équité. Ils ont à la base les mêmes besoins, un coup de pouce équivalent !
Mais, en silence et parfois à Nathalie, Marc avoue qu'il souffre énormément de cette triste différence de dévouement, car il mesure à chaque fois plus, l'écart des sacrifices financiers, familiaux et ménagers que font quotidiennement ses parents pour le "petit ". Bien que lui en soit plus digne de par son mode de vie toujours plus discret et pragmatique. Sébastien sait y faire... il a la tête sur les épaules et l'oeil sur le porte-feuille. Il ne risque jamais d'être "dans la merde", aussi souvent que peut l'être Marc, malgré ses facilités dûes à la générosité de son beau-père. Mais Marc a quitté le nid depuis bien plus longtemps, il a démarré sans avoir pu épargner. Certes, il a eu souvent eu la folie des grandeurs, mais n'a pas été à la charge complète de ses parents, avec sa compagne, alors que tous deux peuvent ainsi préserver leurs deux salaires. Sans aucun frais, c'est plus facile d'économiser dans de telles conditions.
Mais, à l'heure actuelle les deux frères n'ont pas de loyer à payer, tous deux ont des avantages financiers, mais concernant Marc, ils ne proviennent pas de ses propres parents, c'est la seule différence.
Mais tous deux ne le gèrent pas avec la même capacité, l'un est anxieux et volontaire, l'autre est "sans soucis".
Marc est géné d'être, comme sa femme, à la charge de son beau-père, reconnaît la chance de cette union et mesure les jalousies que cette situation peut engendrer dans son entourage (il est plutôt bien logé !).
Ses propres parents profitent sans scrupule de cette opportunité pour se détourner davantage de leurs obligations d'équité et favoriser encore plus le "plus jeune", pourtant plus fortuné, équilibré, chanceux et débrouillard.
Marc est bien conscient de l'ampleur des bénéfices dont profite grandement son frère à son détriment, l'équilibre n'est pas respecté et loin d'être envisagé.
Et de ce fait, il se sent l'esprit encore plus libre et indépendant face à cette injustice, et se console par la fierté de n'être pas "allaité" par ses parents, même s'il n'est pas parfait et qu'il est à la charge de sa belle famille ! Il n'est pas à la hauteur de ses propos. Il clame depuis toujours, mais bien à tort "comme ça, moi je ne dois rien à personne ! " Il se ment ou est vraiment inconscient !
S'il devait arriver un jour que Marc perde ses privilèges dans sa famille d'adoption, aurait-il assez de rage pour réclamer son dû à la sienne ?
Certainement que non, il n'a pas l'esprit de vengeance car il est foncièrement gentil et n'est pas très conflictuel. Il souffre en silence.
Il est sensible, a du coeur et ses défauts sont nombreux, certes, et plutôt populaires... Mais il est aussi menteur et manipulateur envers sa femme.

Il serait temps qu'il prenne davantage conscience de ses privilèges offerts par ses "parents d'adoption", qu'il soit alors plus reconnaissant en se montrant plus attentif, responsable... adulte. Et qu'il cesse de virevolter de l'un a l'autre pour quémander une avance, un petit billet. Quand tous, blasés et déçus, auront cesser de voler à son secours, qu'adviendra-t-il de Marc ?

Il est devenu papa à 28 ans, mais n'a toujours pas grandi. Il n'est pas en mesure d'être un "père" (responsable et maître de sa famille, la protégeant, la nourrissant...il ne le peut même pas pour lui), ce n'est pas une question de moyens financiers, de la faute du manque de soutien équitable de la part de sa propre famille, à cause de la générosité laxiste de sa belle-famille... il est le seul coupable...

il est trop imature, irresponsable et surtout optimiste. C'est Marc.

En 2004, après une série de petits accidents, Marc a le moral au plus bas, d'autant qu'il se fait du soucis pour son père en dépression. Il est en colère devant cet homme qui se laisse aller dans le laxisme, la passivité et enrage de constater à quel point sa mère maintien cet état de fait.

De plus, il a de plus en plus de mal à accepter le rejet d'Anthony dont font preuve ses parents depuis ces dernières années. Cet été, sa mère n'a pas eu de geste ni de regard pour son petit-fils, toute la famille s'en est aperçu, mais cette fois Marc ne parvient pas à pardonner, à excuser...

Lui aussi est de plus en plus exclu et considéré comme un larbin, on ne l'appelle que pour effectuer des réparations des travaux.... il n'est jamais invité à un repas dominical... personne ne songe à prendre de ses nouvelles de temps à autre... ses parents partent en vacances, reviennent sans penser à lui passer un coup de fil sauf s'ils ont besoin d'un coup de main. C'est vraiment injuste.

Et il sait, il sent que cette différence entre son frère et lui peut empirer avec la prochaine naissance du bébé de son cadet surtout si c'est "une fille"... ce qu'a toujours souhaité sa mère. "Moi qui voulait une fille j'ai eu deux fils, puis, hélas, un petit-fils... !" a-t'elle dit à l'autre grand-mère d'Anthony, le jour de l'enterrement de la mère de celle-çi. Et bien, son fils préféré devrait lui apporter enfin ce bonheur en juin-juillet. Enfin, si dieu le veut. Comme dit Nathalie, du moment que l'enfant soit saint de corps et d'esprit... c'est tout ce qui importe, chacun est maître de son destin... sa vie lui appartient... rien n'est définitif !
et... la roue tourne toujours à un moment ou à un autre ! patience !
Marc va bien finir par se calmer et regarder davantage vers son foyer.

En fait, il a tout faux, il est sensible et serviable envers ceux qui ne le respectent pas et n'ont pour lui aucune considération, ne font preuve ni de tendresse ni de générosité ... et il ne démontre aucune gratitude envers ceux qui le soutiennent tant financièrement que moralement depuis 10 ans... c'est tout Marc !

Marc, son portrait